Publié : 19 décembre 2005

Saillard Matthieu

Saillard Matthieu intègre en 2003, par la voie PC (3/2), l’EPF (anciennement école polytechnique féminine, devenue mixte depuis 1994, et qui par conséquent ne décline plus son sigle.

Actuellement en 1 ère année de cycle ingénieur

Les points forts de cette école :
L’emploi et la recherche :
· En ce qui concerne la position de l’école par rapport aux entreprises, j’ai peur que mon opinion n’ait pas grande valeur. Toutefois, je peux donner le rang de l’EPF dans divers classement parus dans les journaux
· Le nouvel économiste, n°1191-Février 2002 : 12/41 (classement établi en fonction du % d’entreprises connaissant l’école ainsi que de la note donnée par les entreprises à l’école)
· L’expansion n°643-Avril 2001 : 31/42 (classement apparemment établi en fonction du salaire annuel de l’ingénieur à la sortie de l’école)
· La position de l’EPF par rapport à l’étranger : un des points forts de l’EPF est incontestablement la possibilité de suivre des formations bi diplômantes. Voici la liste des formations accessibles en entrant en 3 ème année (soit la première année de cycle ingénieur, celle qui intéresse les prépas. L’EPF est une école avec une prépa intégrée) :
franco-américaine avec diverses universités (Maryland, Texas A&M ...)
franco-canadienne avec l’université de Sherbrooke
franco-espagnole avec l’ICAI de Madrid
franco-mexicaine avec l’ITESM de Monterrey

La formation :
· 1 ère année du cycle ingénieur : cours communs à toute la promotion (parmi lesquels Architecture des systèmes, Systèmes d’exploitation, Physique nucléaire, Ingénierie de l’aéronautique, Probabilités, Analyse numérique, Mécanique des milieux et des structures, Téléinformatique, Mécanique des fluides, Motorisation ...
· Choix d’une dominante la 2 ème année du cycle ingénieur :
Génie industriel : Sciences de l’information, puis fin de 2 ème année/début de 3 ème année : choix de la spécialité :
Génie industriel :

Aéronautique et espace
Energétique et environnement
Ingénierie industrielle et logistique
Mécanique des matériaux et des structures
Science de l’information :
Ingénierie d’affaires et de projets
Management des systèmes d’information
Systèmes et réseaux informatiques
Télécommunications

Souvenir du Lycée :
Du lycée Corneille je me souviens, en Spe, de certaines colles, de certains DS révisés dans l’urgence, ou encore des DM à rendre. Ca peut paraître étrange, mais pour moi, c’est un peu comme le « bon vieux temps ». En plus, il y aussi le souvenir d’une bonne ambiance dans la PC 2002/2003. Contrairement à ce que pas mal de gens m’avaient dit, l’esprit de compétition n’est pas aussi développé. Je me rappelle plutôt des DM où la plupart des 5/2 n’hésitaient pas à aider les gens en difficulté, voire à leur laisser leur copie. Idem pour les meilleurs 3/2. Je pense qu’il y a une certaine cohésion dans la classe, et ce sûrement parce qu’on est tous « dans la même galère ». On partage dans l’ensemble les mêmes difficultés. C’est une ambiance à part, que je n’ai pas retrouvé dans mon école. J’en suis un peu nostalgique parfois.

Evaluer la taupe :
Tout d’abord, et c’est très important : je n’ai pas ressenti de compétition entre les élèves. Certes il y la classement sur chaque copie de DS, mais il n’y a pas de mauvais esprit comme certaines personnes peuvent le dire. En toute honnêteté, mon année de spé a été une des meilleures de mes 5 années de lycée. Ne pas complexer sur son niveau. Dans la grande majorité des cas, si on est admis en sup, c’est qu’on a les moyens de s’en sortir. Et puis il y a des toujours des gens qui ne travaillent pas. A moins d’avoir un talent exceptionnel, et c’est rare, on ne s’en sort pas sans travailler. Donc il y a toujours moyen pour des élèves qui seraient en difficulté de faire la différence en travaillant quand d’autres se sont laissés aller à ne rien faire. En plus, les enseignants, pour la plupart, sont proches des élèves : on ne reste pas seul, à moins de le faire exprès. Et puis, même si ce n’est pas évident en début de sup, pour les élèves qui se sont donné les moyens (donc qui ont travaillé), les années sup/spé permettent d’acquérir une grande rigueur. C’est ce qu’on dit dans toutes les pubs, mais j’en suis, pour l’avoir fait, intimement convaincu. Reste à la fin la satisfaction, ou la fierté de dire : « moi, je sais ce que c’est, je l’ai fait ».