Publié : 19 décembre 2005

Karine Charlet

Karine Charlet intègre en 2001, par la voie PC (3/2), 2001 en 3/2 l’ENSIACET à Toulouse, dans le département Matériaux et Procédés.

Actuellement en 3ème année de l’A7, option Durabilité des Matériaux et des Structures, en stage à Air Liquide (Jouy-en-josas, 78) pour 6 mois

Les points forts de cette école :

L’emploi et la recherche :
· Chaque laboratoire de recherche de l’école a des contacts dans des entreprises du monde entier. Je ne connais pas tous les laboratoires de l’école, mais seulement le CIRIMAT (matériaux) et l’AIGEP (procédés, génie chimique). Le premier a des contacts avec notamment les entreprises d’aéronautique (comme EADS) et propose de nombreux stages (j’ai eu le mien à Air Liquide grâce à eux) aussi bien ouvrier (1-2 mois), technicien (2-3 mois) qu’ingénieur (6 mois), et aussi bien dans la production que dans la recherche.
· En ce qui concerne l’étranger, un partenariat est possible avec des universités du monde entier : certains 3A sont partis cette année entre 4 et 10 mois au Danemark, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Afrique du Sud, en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et au Japon.
· Au niveau de la recherche, des sujets de thèses sont proposées dans chaque laboratoire, et de nombreux DEA peuvent être préparés à l’école (notamment le DEA Science et Génie des Matériaux). Dans notre département MEP, les étudiants sont surtout formés à travailler en R&D, plus qu’en production.

La formation :
· Les formations : voir www.ensiacet.fr <http://www.ensiacet.fr/> Après un tronc commun d’1 semestre la 1ère année, on a accès à 5 départements très diversifiés puis, en 3ème année, à 14 options (mais ça change tous les ans).
· Autre point fort de l’école (peut-être le plus fort) : notre nombre. On a gagné le tournoi Interchimie l’année dernière à Montpellier, et cela venait surtout du fait qu’on était environ 200, soit entre 2 et 4 fois plus que les autres écoles. De plus, cela a pour conséquence de générer chaque année plus de 200 anciens élèves, et donc un réseau de contacts particulièrement important (j’ai trouvé mon stage de l’année dernière par l’intermédiaire de l’un d’entre eux).
· L’A7 n’est pas encore très reconnue (surtout à Toulouse, où on parle surtout de "chimie" et de "GC", les 2 anciennes écoles), donc nous avons (la promo 2004) la lourde tâche de la faire connaître. En tout cas, toutes les écoles de Chimie ayant participé au TIC nous connaissent...

Souvenirs du Lycée :
Pas très nombreux. Je dirai surtout régularité dans le travail, bachotage en bonne et due forme, et explosion au bac ! Tant qu’on comprend ce qui se passe en cours, sans être forcément capable de s’en servir après, c’est qu’on a pas encore atteint ses limites. Quant à la prépa, ces 5 lettres qui font peur, avec le recul je ne sais plus comment j’ai fait, mais je ne me souviens pas d’avoir été torturée ni d’avoir passé des nuits à réviser.

Evaluer la taupe :
Toujours pareil : régularité et surtout pas de démoralisation par les majors (logiquement y’a de la place pour tout le monde aux concours). Dans mon cas (1700ème environ aux ENSI), je n’ai pas été sur liste d’attente, j’ai certes été intégrée parmi les dernières, mais je me retrouve avec un DEA, un stage très intéressant à Air Liquide, le diplome A7 dans 6 mois, un sujet de thèse qui m’attend, et des gens qui me disent que je peux le faire. Tout est une question d’opportunité, une fois le concours passé... Mais la prépa est quand même un challenge à relever, savoir si on en est capable ou pas. Ca ne sert à rien d’avoir le potentiel de le faire si on ne l’exprime pas. Les écoles proposent maintenant tellement d’options que c’est impossible de ne pas trouver quelque chose d’intéressant en sortie de prépa. Et au niveau de la concurrence (que je n’ai personnellement pas vraiment ressentie pendant 2 ans), je suppose que c’est une bonne manière de savoir si on peut tenir ou pas sous pression. On m’a dit que c’était pire en PC*... Enfin, grand avantage de la prépa sur les écoles à prépa intégrée : pour le même diplôme, il n’y a que 2-3 ans un peu difficiles, mais après il y a surtout la vie d’école, qu’il faut vivre pour y croire...

J’espère que ça pourra servir aux "futures générations"...