Publié : 19 décembre 2005

LEMAITRE Christelle

LEMAITRE Christelle intègre en 2001, par la voie PSI* (5/2) l’Ecole des Mines de Nancy

Actuellement Ingénieur R&D Métallurgie - Ascométal CREAS (Groupe Lucchini, récemment Groupe Severstal)

Les points forts de cette école :
L’emploi et la recherche :
Etant donnée la conjoncture, la recherche d’emploi est laborieuse. Le cliché des entreprises qui viennent chercher les élèves à la sortie des écoles est FAUX ! Il faut retrousser les manches pour rentrer dans la vie active (M. Solens dirait mouiller la chemise !).
La poursuite d’une formation par la recherche est beaucoup plus facile. Le DEA se fait en parallèle de la 3 ème année à l’école. Les thèses proposées par les labos s’adaptent aux désirs des prétendants (peu nombreux).
En dépit des discours élogieux de la direction de l’école sur l’aide à la recherche d’emploi et de stage, celle-ci se réduit à néant. Les professeurs sont beaucoup plus impliqués, dans la mesure du possible.

La formation :
Les Mines de Nancy sont généralistes : 1 ère année de tronc commun puis 2 ans de spécialisation (Matériaux, mathématiques, énergie, informatique, géologie, gestion de production). Possibilités de partir en 3 ème année à l’étranger ou dans une autre école du concours Mines-Ponts. L’école encourage ce genre de projets (« 3 ème année à la carte »).
Pour ma part, j’ai fait « ingénierie des matériaux » et je suis restée les 3 ans à Nancy car les enseignements me plaisaient et je n’avais pas envie d’aller voir ailleurs. Très forte concentration de labos universitaires pour les matériaux, proximité immédiate avec le pôle universitaire de Nancy. Diversité des enseignements : métaux, polymères, verres. Projets de 2 ème et 3 ème année en partenariat avec les entreprises locales permettant d’expérimenter la conduite de travaux de recherche.
Etant donnée la taille des promos (170 élèves environ), exclusivement des cours théoriques. Pour le département matériaux, pas de TP, des TD en groupes de 30 environ. Les projets en cours de scolarité et les stages de 2 ème et 3 ème année servent de TP.
A mes yeux, si l’élève de matériaux ne s’investit pas dans sa formation et reste passif, il risque de passer à côté des bénéfices des projets et stages.

Souvenir du Lycée :
Du lycée Corneille, je me souviens :
- de l’intervention de M. LENOIR, le premier jour, le premier cours, nous disant « vous êtes l’élite de la France ». ??? Sans commentaire... Dans ce même discours, « vous aurez au moins 1 école dans vos choix ». Je n’avais qu’un choix : Centrale Lyon - Virée à l’écrit, même en 5/2...
- du 1 er cours de Maths, avec Mme Derrien... Où suis-je arrivée ? De ma 1 ère colle de Maths, avec M. Artigues (Anagramme guitares avec un « s »)...

Pour le positif maintenant :
- en sup (MPSI) : du passage en spé sans maths, enfin moins (PSI*)
- en 3/2 : du tutorat de quelques 5/2 (Pol Palacios principalement)
- en 5/2 : de mon rôle de déléguée, du premier semestre où tout semble plus facile (sauf les maths mais ça, c’est personnel), des séances de sport du vendredi après-midi.

Evaluer la taupe :
NON, la taupe, c’est à mes yeux du gavage permettant de sélectionner ceux qui gobent le mieux. Les enseignements intéressants, utiles et pratiques arrivent en école.

Difficile à évaluer... Pas de gène à l’école derrière pour les cours théoriques, mais rééducation indispensable pour la pratique qui se fait naturellement avec les stages et projets.