Publié : 19 décembre 2005

Gauthier Jérôme

Gauthier Jérôme intègre en 2000, par la voie MP (3/2) l’Université (licence de mathématiques fondamentales).

Thèse de mathématiques appliquées/traitement du signal en partenariat avec l’industrie.

Les points forts de cette école :
L’emploi et la recherche :
Après la prépa je suis parti à l’université (même si j’étais pris en 5/2) car je voulais m’orienter vers la recherche. L’université pour cela est bien évidemment une voie directe permettant de travailler dès la sortie de la prépa au contact de chercheurs.

La formation :
Le point fort incontestable de l’université est la liberté individuelle. Liberté aussi pour le rythme et l’organisation du travail et dans le choix des sujets. La Fac offre la possibilité, pour peu que l’on soit un peu curieux, de s’ouvrir à de nombreux domaines et même à des disciplines hors du cursus normal (modules de philosophie, d’histoire ou de langues), ce qui m’a permis d’aller à la rencontre de gens qui m’ont naturellement mené à la thèse sur laquelle je travaille en ce moment.

Souvenir du Lycée :
Du Lycée Corneille je me souviens de la salle 26 (avant sa réfection) et du magnifique jeu de lumières vertes provoqué par les réflexions des rayons du soleil sur le plantes qui poussaient sur le mur d’en face le tout au travers de la poussière de craie en suspension qui donnait un léger effet brumeux à l’ensemble. Monsieur Legros me surprend regardant dehors et me demande de m’intéresser un peu au cours ce à quoi je réponds en souriant que je suis multitâche (prof. d’info. oblige !) et lui de m’assassiner : « Multitâche ?
Oui... enfin... surtout tâche ! ». Ca n’a pas l’air comme ça mais c’est un très bon souvenir ! C’était sans méchanceté et cela donna matière à moult plaisanterie par la suite. Ce que je voulais illustrer, maladroitement peut-être, c’est que la prépa c’était un esprit de camaraderie entre lesélèves et une forme de proximité, rare dans l’enseignement classique, avec les profs. C’est un souvenir parmi d’autres ; ayant passé 5 ans à Corneille j’en ai beaucoup, bons et mauvais, joyeux et tristes.
Juste une dernière chose pour conclure : de la prépa ce que je garde et que je veux encore garder longtemps ce sont des Amis (compagnons d’infortune disions nous parfois à l’époque !) que je vois encore régulièrement malgré les distances qui nous séparent maintenant.

Evaluer la taupe :
La formation en prépa est très dense, on nous fait ingurgiter une quantité phénoménale (j’exagère peut-être un peu mais à l’époque c’est l’impression que j’avais !) de connaissances que l’on a pas forcément le temps de digérer et d’intégrer. Personnellement mes facultés d’analyse et de synthèse se sont beaucoup plus développées une fois arrivé à la Fac. Le résultat est que ce n’est qu’arrivé en licence après quelques mois pour prendre du recul par rapport aux deux années précédentes que j’ai pris conscience de la richesse de l’enseignement que j’avais reçu !
Ce que j’ai appris par contre en prépa c’est une forme de travail intensif et efficace tout à fait différente de ce que je faisais au lycée et qui me sert encore aujourd’hui.