Publié : 5 février 2010

Communiqué : Les palmarès des prépas dans la presse

De nombreux journaux et revues publient des « palmarès » des classes préparatoires aux grandes écoles répondant ainsi à une demande forte du public.

Nous invitons les étudiants et les parents à la plus grande prudence dans l’interprétation de ces « palmarès » car ces classements sont basés sur des hypothèses souvent sommaires. Une lecture rapide conduit à ne retenir que la dernière colonne d’un tableau, souvent présentée sous forme d’un pourcentage ou d’un rang, ce seul chiffre devant permettre à un lecteur pressé de se forger une opinion globale et définitive sur les différents établissements.

Le principe est en général simple : on sélectionne un lot d’Ecoles ou même une seule Ecole, on compte les candidats entrés dans ces écoles et on compare ce chiffre avec l’effectif global du lycée ; mais c’est oublier que les élèves d’un même lycée ne présentent pas tous le concours et c’est surtout oublier que certains élèves admis au concours ont choisi de ne pas intégrer les Ecoles du lot sélectionné mais une autre Ecole correspondant mieux à leur goût. Il serait donc plus juste de prendre en compte les admissions (droit d’entrée dans l’école compte tenu du rang au concours) et non les intégrations (entrée effective dans l’école) puis de comparer ces chiffres aux candidats ayant réellement concouru.

Le choix du lot d’écoles est d’ailleurs discutable : en classes scientifiques, le Top 8 est par exemple constitué des écoles Polytechnique, Mines de Paris, Ponts & Chaussées, Centrale Paris, Télécom Paris, Supélec, Centrale Lyon et SupAéro, le même pour toutes les filières. Mais dans chaque filière il existe des écoles de haut niveau plus particulières, par exemple l’Ecole de Physique et Chimie de Paris qui fait partie du concours de l’Ecole Polytechnique pour la filière PC ou les écoles des Arts et Métiers qui recrutent en majorité dans la filière PSI. Les candidats admis dans ces écoles ne sont jamais comptabilisés dans les palmarès publiés pour ces filières, celles-ci apparaissent alors faussement comme moins performantes que la filière MP... Enfin les élèves admis dans les Ecoles Normales Supérieures ne sont jamais comptabilisés par les journalistes comme ayant réussi aux concours, ce qui est paradoxal quand on connaît l’exigence de leur concours d’entrée et l’excellence des parcours professionnels qui attend les normaliens !

Une des conséquences de tels « palmarès » est, d’une part leur « apparente incohérence » et, d’autre part les mouvements erratiques des lycées dont les effectifs sont faibles et qui peuvent se voir propulser du jour au lendemain sur la plus haute marche du podium, puis retomber l’année suivante dans les profondeurs du classement. De telles fluctuations sont compréhensibles puisque les « populations » concernées sont relativement petites. Il est donc prudent de se demander si une équipe pédagogique performante hier peut devenir brutalement incompétente l’année d’après ou inversement !

Cette année, en ce qui concerne plus particulièrement la filière PC du Lycée Corneille, que les palmarès ont noté comme ayant reculé dans leur classement, il faut rétablir les faits et signaler qu’un excellent résultat d’ensemble a permis à des élèves d’intégrer une Ecole Normale Supérieure (les promotions n’y comptent qu’une vingtaine d’élèves !) et à d’autres élèves d’intégrer l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie de Paris : finalement ces élèves ont disparu des palmarès, il vous suffit de les rajouter pour apprécier la place réelle du lycée Corneille dans le concert des classes préparatoires de la filière PC.

Nous vous invitons à consulter les statistiques du site scei qui sont faites Ecole par Ecole et non pas par un choix artificiel de "lot d’écoles". A toutes fins utiles, voici un extrait de ces statistiques pour les concours 2010.

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